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STATEMENT AWARDS PORTFOLIO LOGOS PARTNERS
RE-TITLE : Eating the god
TYPE : Performance, Choreography
TIMING : 14min 50s
DANCERS : 7
MUSIC : Orchestral Chimera
SOUND SYSTEM : 12+1 points
SOFTWARE : vvvv, Ableton Live, IanniX
MATERIALS : Leds, real-time environement, sequencer
YEAR : 2011
Music Composed by : Alexandre Chevallier
Lights and real-time control by : ExperiensS
Construction by : La Bambouterie, Jocelyne et François Puech
Vidéo recording by : Stéphane Loison et ExperiensS
Dancers :
Soa Ratsifandrihana
Yoann Hourcade
Jim Couturier
Nikkita Goile
Steven Hervouet
Louise Hakim
Ghislain Grellier
>Partenaire numérique
Light design, Real-time control and engineering
ExperiensS remercie : Régie Lumière, Bendelight, Studio Nibiru, Guillaume Jacquemin, Thierry Coduys, Jon Bjarnason, Emmanuelle Pédron.
Atlas – Installation in-situ
Installation in-situ, 18m x 18 m x 16m, 2011, Cour Vitrée, Paris.
L’École Nationale supérieure des beaux-arts n’a jamais été aussi belle. Marc Johnson, né en 1986, vient de s’emparer avec un monstrueux culot de la cour vitrée du Palais des études. Dans cet écrin rouge et or, il a posé une installation monumentale, sorte d’arche de Noé qu’il baptisée Atlas. Architecture de bambous, bricolée et magistrale, cette structure sur laquelle jouent les ombres est le rêve d’un grand enfant qui construisait des cabanes dans les arbres. Ce sont les échafaudages du souvenir, ou Marc Johnson veut emporter les artistes qu’il aime, de Durer à Kurosawa.
Le bambou, pour lui, évoque à la fois la force de la nature et les tortures du bagne de Poulo Condor. Marc Johnson, formé aux Beaux-Arts dans l’atelier d’Emmanuel Saulnier, a passé quelques mois au Hunter College of Art de New York et suit aujourd’hui les cours de l’Ecole d’architecture Paris-Malaquais. Fasciné par la géométrie les équations et la mécanique des chorégraphies, il a aimé cette année, les palais vénitiens et les tours de Tokyo. Il dévore Baudelaire et Deleuze, vient de découvrir Michel Serres. Ce soir, à 20 heures, avec la complicité d’amis du conservatoire, il lancera des danseurs dans son Atlas. Le court ballet, écrit par lui pour l’occasion, s’appelle L’ile déserte – Manger le dieu – Eating the God Chap 1.
Un touriste venu de l’an 3000 et qui s’embrouillerait un peu dans la chronologie pourrait croire que la grande verrière a été conçue pour abriter cette oeuvre fragile et déroutante, et la grâce des corps qui, hier à la répétition, transformaient la sculpture de bambous en une performance émouvante et magique. Évidemment, l’École des beaux-arts n’offre pas cela à chacun de ses élèves, Marc Johnson va se faire regarder de travers. Il a du aller séduire des mécènes et convaincre des partenaires. Léonard de Vinci avait su en faire autant avec le duc de Milan. Louées soient donc La Bambouterie de L’Ile Bouchard, la Ville de Châtenay-Malabry et quelques autres encore qui ont eu l’audace de miser sur ce débutant inconnu, et ont deviné que son coup d’essai serait un coup de maitre.
Le Figaro, Adrien Goetz, le jeudi 10 novembre 2011. École nationale supérieure des beaux-arts, entrée libre, du lundi au vendredi, jusqu’au 16 novembre.LVMH Young Artist Award Winner

Marc Johnson received the prize from the hand of
Anne Baldassari, curator of the Picasso Museum in Paris
